Les enfants de l'école de pétanque bénéficient de l'appui de la boule tropézienne, de ses entraîneurs et de son président, Gilbert Fasola (au centre) .S. A.

Les enfants de l'école de pétanque bénéficient de l'appui de la boule tropézienne, de ses entraîneurs et de son président, Gilbert Fasola (au centre) .S. A.

Depuis sa création il y a quatre ans, la structure comptabilise une vingtaine d'enfants licenciés et affiche un beau palmarès. Une activité ludique et des animateurs dévoués.

«Les enfants viennent pour le jeu et se prennent au jeu. » Cette affirmation en forme d'adage lancée par Jean-Louis Trucco, l'animateur de l'école de pétanque, résume l'état d'esprit de cette activité chez les jeunes.

Un challenge réussi à Saint-Tropez depuis quatre ans où les effectifs sont stables et le bilan montre un joli palmarès.

Le club prend l'essentiel des frais à sa charge

La saison dernière, Baptiste Tropini, 17 ans, est devenu champion du Var en doublette au jeu provençal, en catégorie junior. Kevin Bertuol et Sami Chellia, 16 ans, sont arrivés en demi-finale du challenge jeune de la boule tropézienne (200 participants de tout le Var) en catégorie cadet. Enfin, Louis Ferrari, 13 ans, est arrivé en finale d'un championnat adulte en mixte.

Mais contrairement aux idées reçues, la majorité des membres de l'école n'ont pas de parents pratiquant ce sport. C'est une initiative personnelle, une envie.

Les valeurs d'un sport

Un choix judicieux, tant les adeptes sont choyés : « les parents n'ont rien à débourser. Tout est pris en charge. : des tenues aux boules. Même les déplacements pour les concours sont remboursés aux parents! » explique le président de la boule tropézienne, Gilbert Fasola.

Forte de ses quatre ans d'expérience, l'association a procédé à des aménagements. Désormais, on ne pratique plus pendant les mois froids, mais seulement de mars à fin octobre. Les cours sont dispensés tous les jeudis, de 17 h à 19 h, place des Lices.

Une dizaine d'ateliers ont été mis au point par Jean-Louis Trucco : « J'aide les enfants à affiner leur technique. Je travaille en fonction des points forts et faibles de chacun. On travaille l'appoint et le tir, en changeant de configuration de terrain et en mettant des obstacles. On essaie de maîtriser le tir à la sautée, la demi-portée. »

Journées sensibilisation en vue

Outre la dextérité, les jeunes gagnent en concentration et en coordination. «Il y a de belles valeurs comme le respect des autres et celui des règles, la tenue, le calme mais cela n'exclut pas l'esprit de compétition ! » explique M. Fasola.

Pour étoffer les effectifs, en ce mois de février, le président et son équipe vont organiser des journées de sensibilisation dans les écoles, et les lycées, du CM1 à la 5e.

Une activité ludique et traditionnelle, jouée, de surcroît sur une place des Lices mondialement connue ! De quoi pavoiser un peu, non ?

Christiane Georges

Var-matin

 

Retour à l'accueil