L'ultime carreau de Denis Lagarde

Le Trophée des villes valencien se termine cet après-midi avec la grande finale. C'est également la dernière grande compétition à laquelle participe Denis Lagarde coté technique. Il a en effet décidé de se retirer du milieu. Explications.

Il connaît tout le monde et tout le monde le connaît. Denis Lagarde est un grand Monsieur de la pétanque tarn-et-garonnaise mais aussi plus largement de la pétanque tricolore. Depuis des décennies il vit dans le milieu ; en Tarn-et-Garonne c'est à Labastide Saint-Pierre qu'il officia en tant que président avant de prendre la direction du Comité départemental.

Les organisations, ça le connaît. Aux côtés de Laurent Rougier, le président du Comité départemental, c'est lui qui était entre autres chargé de la mise en place des terrains, sacrée responsabilité. Mais toute aventure a une fin et Valence d'Agen est le terminus pour lui. Depuis vendredi, pas grand-chose ne lui échappe. Entre deux sollicitations, entre deux cigarettes et dix sourires, il explique ce choix de «fin de carrière».

Denis, c'est vraiment la Der des Der ?

Oui, tout à fait (sourire). J'ai officiellement décidé de ne pas renouveler mon mandat avec le Comité départemental et par conséquent je stoppe mon rôle de responsable de la commission technique que j'occupais depuis 10 ans.

Cette décision a-t-elle été difficile à prendre ?

Je me suis investi à fond dans ce que je faisais. J'ai adoré ce que je faisais, j'ai été vraiment très heureux de travailler avec Laurent (Rougier) mais j'ai pensé qu'il était temps de tourner cette belle page de ma vie. C'est une décision vraiment personnelle et mûrement réfléchie.

Dans quel état d'esprit êtes-vous aujourd'hui ?

Je n'en sais rien (sourire). Cela fait plus de douze ans au cours desquels j'ai beaucoup investi, de mon temps, de ma santé. Mais je suis vraiment heureux de tout ce qui a été accompli et auquel j'ai participé.

De la fierté ?

On a fait les plus belles manifestations qui puissent exister : des championnats d'Europe, du Monde, bien sûr des championnats de France et en particulier le triplettes masculins en septembre à Montauban.

Si la fédération choisie le Tarn-et-Garonne, c'est que l'organisation est bonne et que les terrains sont excellents ?

Sans doute (rire). Laurent m'a toujours fait confiance ; il savait qu'il pouvait se reposer sur moi. Je suis super fier d'avoir réalisé le carré d'honneur du championnat de France triplettes masculins à Montauban en septembre. C'était un vrai stade de pétanque. Les gens nous font encore des éloges dessus. Et ce sont nous, les Tarn-et-Garonnais, qui l'avons réalisé.

Vous resterez dans la mouvance du Comité départemental de Tarn-et-Garonne ?

Pas du tout. Si j'arrête, c'est définitivement. Je ne suis pas un bénévole, je suis un membre du Comité et je ne resterais pas bénévole. Cela fait précisément onze ans que je suis président de la commission technique ; j'ai fait ce que je devais faire et je pense que je peux partir la tête haute.

À chaque manifestation, et encore ici au Trophée des villes, votre responsabilité était énorme.

En grande partie. Avec Carmen on a fait beaucoup de choses.

Cette adrénaline de préparer les terrains, cela ne va pas vous manquer ?

Peut-être mais il faut savoir passer à autre chose à un moment. J'ai peut-être envie de revenir à mes premières amours c'est-à-dire le sport automobile, de revivre un peu ce que j'ai vécu pendant des années, à savoir voyager dans tous les pays du monde pour les rallyes-raids. Je ne reprendrai plus aucune responsabilités dans la pétanque.

Vous avez préparé votre successeur ?

Non.

Vous serez à Autun pour l'édition 2017 du Trophée des villes ?

Je n'en sais rien. En tout cas le représentant de la ville, qui était là ce week-end, m'a proposé de passer une semaine chez eux pour préparer les terrains (gros sourire).

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