Trois sortes de boules interdites dans tous les concours de pétanque officiels :

 

  * boule farcie = boule avec une certaine quantité de mercure à l'intérieur ;
  * boule recuite = boule dont on a cassé la trempe et donc rendu l'acier plus tendre ;
  * la boule pleine italienne = remplie non avec du mercure mais avec des fils de caoutchouc ou des ressorts métalliques !

Biberon.png---Visionneuse-de-photos-Picasa-29042013-074702.jpgBoules remplies de caoutchouc


Magika.png---Visionneuse-de-photos-Picasa-29042013-074728.jpg

Boules remplies de ressorts

 

Extrait d'un livre qui n'est pas de 1ère jeunesse:

SACREE PETANQUE de 1988 écrit par RENE ESPANA


Et dire que tout cela est la faute de Mercure, le dieu romain des voleurs.
La boule truquée est « farcie» dans sa partie creuse de composantes variées, très souvent de coton imbibé de mercure. Ce corps simple, un métal argenté, a la propriété d'être liquide à la température ordinaire. Un sérieux atout.
Dernière nouveauté: le gaz injecté sous pression; mais, chut! il ne faut pas le dire!
Cette malversation apporte à la « boule farcie» une meilleure assise à la donnée. Une stabilité idéale ou presque. De ce fait, elle est moins sensible que la boule régulière aux inégalités du sol, aux dévers, aux pentes.
La détection de la boule truquée s'effectue à l'aide du « rail» ou du « toboggan». Le rail est une planche qui accueille une lame d'acier. À gauche, à l'une de ses extrémités, une butée flexible en métal; à droite, une vis qui a pour fonction principale de régler l'inclinaison de la lame. La boule douteuse est placée au centre de cet appareil. À l'aide d'un doigt, on propulse la boule d'un coup sec et mesuré vers la butée qui, aussitôt fait office de ressort et la renvoie de l'autre côté. La boule truquée stoppera en chemin, la boule correcte retournera à son point de départ. C'est simple, mais il fallait y penser.
Le toboggan est une glissière constituée de deux dos d'âne. On libère la boule en utilisant à l'extrémité de cet autre appareilla vis de serrage. La boule doit rejoindre le terminal du toboggan sans se "tanquer" dans l'un des dos d'âne.
Utile précision: la boule au gaz, la plus sophistiquée en la matière, semble à ce jour échapper aux pièges.
Le bain d'acide ensuite fait fonction de juridiction supérieure et exceptionnelle en cas de litige aggravé par les palabres de l'infortuné propriétaire. L'excommunication de la boule est prononcée en toute solennité si le bain d'acide dévoile le trou par où le crime a été commis.
LE GANG DE LA PÉTANOUE NE CROYAIT PAS À L'EFFICACITÉ QU MERCURE! *« Plumer le pigeon» est un art. Dans les années 60 un célèbre gang y a sacrifié sans remords.
Le célèbre procès du « gang de la pétanque» des années 60 s'est déroulé en audience publique au tribunal de Marseille. Sans sardine, ni pont transbordeur !
Devant des centaines de journalistes, plus ou moins accrédités, accourus de tout l'hexagone, il a mis en lumière les inefficacités du rail et du toboggan.
En pareilles circonstances, point n'est besoin de coton et de mercure imbibé! Avec des intégrales irréprochables, il suffit simplement de donner des ailes aux « pigeons» de passage sur la côte. Ainsi la première partie revenait irrémédiablement à ces derniers.
Le pointage et le tir, s'avérant, de l'autre côté, plus que défectueux, pour des raisons inexpliquées, dues, en grande partie, à la modestie de l'adversaire et son talent insoupçonné!
Mais le corbeau, à force de bomber le torse, et croire au père Noël, dans le second défi, le troisième, le quatrième, comme dans la fable, perdit son fromage.

 

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