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Draguignan, priorité aux jeunes (Dossier BOULISTENAUTE)

Posté par BOULEGAN le 9/4/2013 6:00:00 (1510 lectures) Articles du même auteur

 

Créée il y a quatre ans, l'école de pétanque de Draguignan fait déjà figure de centre-pilote en PACA. Jean-Michel Raffali et Gérard Tavitian nous ont expliqué pourquoi elle est le coeur vivant du club.

Enseignement de la pétanque

 

Draguignan, priorité aux jeunes

 

 

 

 

Une école de pétanque qui réunit soixante jeunes, une autre à destination des féminines, une troisième dédiée aux seniors : l'ABCD, créée il y a quatre ans, met les bouchées doubles et devient l'une des références de l'enseignement de la pétanque en région PACA. Le président Jean-Michel Raffali et le responsable des cours, Gérard Tavitian, nous ont expliqué pourquoi, au-delà des multiples réalisations de l'ABCD, l'enseignement, notamment en direction des jeunes, est la première priorité du club.

 

L'école de pétanque existe depuis la création de l'ABCD ?

JMR : Paradoxalement, elle a été créée avant le club. En fait, il s'est agi du premier acte fondateur de l'ABCD. Pour nous, il fallait commencer par là. Gérard Tavitian en a pris la direction, le premier cours a eu lieu au mois d'octobre 2009, alors que l'ABCD n'a été créée qu'en novembre.


Pourquoi avoir commencé par ça ?

JMR : Parce que ça nous semblait vraiment l'élément fondateur. On voulait travailler avec les jeunes et donner une autre image de la pétanque en s'appuyant sur eux. Bon, l'ABCD est née de la fusion de deux clubs dracénois, et nous avions déjà une base de 150 licenciés assurée que l'on pouvait développer tranquillement en début d'année. Par contre, l'école devait naître en début d'année scolaire, sinon nous risquions de perdre un an : en se dépêchant, nous avons pu tout de suite engranger de l'expérience dans ce domaine, et médiatiser immédiatement le club autour de ça.

 

Mais là, vous partiez de rien...

JMR : Oui, nous avions simplement l'expérience de Gérard.

GT : Je me sentais capable de faire ça, de former des jeunes. C'était possible ici, beaucoup de conditions étaient réunies, contrairement à beaucoup de clubs où le président ne s'intéresse qu'aux joueurs adultes. Donc voilà, je souhaitais monter ça, les dirigeants du club étaient d'accord et on est parti la-dedans.


 

Ca se passait il y a quatre ans. Aujourd'hui, où en est-on ?

JMR : Nous avons soixante gamins inscrits au club, dont trente ou quarante qui fréquentent l'école assidûment. Et qui ne viennent pas que de Draguignan, mais aussi de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde.


Vous avez donc pris le problème dans un sens qui n'est pas celui dans lequel on le prend habituellement. Est-ce que ça fait de Draguignan un club différent des autres ?

GT : Je trouve que ça a mis une ambiance différente, effectivement, notamment parce que beaucoup de parents adhérent à ce que nous proposons. Un certain nombre nous confient leurs enfants mais ne jouent pas eux-mêmes aux boules. Nous les rencontrons souvent lors de la journée des Sports, et ils sont sensibles à ce que nous proposons.

JMR : C'est une journée qui se déroule dans un parc de Draguignan, et qui regroupe toutes les associations sportives de la ville. Nous y avons un stand, et c'est là que nous avons fait nos recrutements les plus importants de non-joueurs de boules.


Comme n'importe quel autre club sportif ?

JMR : Absolument. Alors, cest vrai que l'on capitalise sur les noms d'Henri Lacroix ou de Dylan Rocher, qui sont présents à l'école de pétanque, mais on voit qu'il est possible de ratisser beaucoup plus largement que dans le milieu des boules.


Un des reproches que l'on fait parfois à la fédération repose sur le fait que l'année sportive est différente de l'année scolaire et pénaliserait les écoles de pétanque. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?

JMR : Chez nous, les licences pour les enfants sont gratuites. Les inscriptions pour l'école se font en début d'année scolaire, et les familles versent cinquante euros par enfant : ceci couvre les frais du goûter qui est proposé chaque mercredi, après les cours. On ne gagne rien là-dessus, mais ça permet de fidéliser plus que si c'était complètement gratuit.

Donc et pour répondre à ta question, en ce qui concerne les enfants, on raisonne en termes d'année scolaire, exactement comme dans n'importe quel autre sport.

 


Quel retour avez-vous de ces familles qui ne sont pas elles-mêmes composées de joueurs de boules et qui vous confient leurs enfants ?

GT : Comme l'a dit Jean-Michel, Dylan, qui est très médiatisé, joue un rôle de locomotive. Un petit qui voit Messi à la télé va avoir envie de jouer au foot, d'autres voient Dylan et disent aux parents : « Je veux jouer aux boules ». Mais bon, en même temps, l'an dernier, il n'y avait pas Dylan, et on en avait déjà cinquante.

JMR : On a même plusieurs parents qui ne jouaient pas, qui ont amené leur gamin et qui maintenant prennent eux-mêmes une licence.


Donc, la fatalité qui voudrait que les jeunes ne s'intéressent pas à la pétanque à moins d'être eux-mêmes enfants de pétanqueurs, vous n'y croyez pas ?

JMR : Non. Nous avons fait une expérience avec quelques écoles primaires, et nous avons une petite fille qui a découvert la pétanque de cette façon, et qui est à présent inscrite à l'école de pétanque. Ca nous a encouragés : nous sommes en train de faire, avec l'aide de Mme Coste (Présidente de la ligue PACA, NDLR) une action en collaboration avec l'inspecteur d'Académie en direction des scolaires. Ensuite, il faudra voir quel pourcentage de ces minots deviendront des pratiquants adultes : là, on manque encore de recul.

 

 

Précisément, sur les adultes, vous avez aussi voulu offrir une proposition de formation, notamment en direction des féminines. Comment ça se passe ?

JMR : C'est récent, mais nous avons une douzaine d'inscrites, sur une soixantaine de licenciées, mais il faut dire que nous avons au club pas mal de joueuses très confirmées. Là, il s'agit en grande partie de débutantes, ou de joueuses qui suivaient déjà les cours la saison dernière. Parallèlement à cette école féminine, Gérard vient d'ouvrir une école de boules pour les adultes hommes.

GT : Là, il ne s'agit pas de débutants. Plutôt des gens qui pratiquent la pétanque loisir, mais qui aimeraient se perfectionner. Je leur propose des ateliers, des exercices tous les mercredis : ca commence, mais je pense qu'ils vont être de plus en plus nombreux.

Ce sont des gens qui viennent tous les jours jeter des boules devant eux, et qui gagnent à apprendre, à décider ce qu'ils veulent faire, à se concentrer, à vraiment jouer. Moi, je leur demande de me montrer la donnée avant de pointer, comme ça, ils cessent de jouer comme s'ils envoyaient un morceau de pain à un chien.

Mais bon, encore une fois, on peut faire ça ici, parce que les conditions sont réunies, que nous avons une équipe extraordinaire et une vraie volonté d'avancer. De plus, on travaille toute l'année. Certains sont allés faire des stages chez Marco Foyot. Ils me disent : « C'est bien, mais ça ne dure que quelques jours. Ici, on se voit tous les mercredis, c'est mieux. »


Et donc, ça prend ?

GT : Oui, ceux qui sont là depuis le début disent qu'ils ont progressé, ils font venir des amis, ils sont contents. Oui, ça va progresser.

En fait, il y a beaucoup de joueurs qui ont l'impression de savoir jouer, parce qu'ils tirent à peu près bien. Mais ils ne savent pas faire un refente, jouer un bouchon, tourner les boules à gauche ou à droite. Ils ne savent pas grand-chose de la mène de jeu. Voilà, moi je leur apprend tout ça.

 


petanque

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Jean-Yves BOULAY 16/04/2013 11:05

Testez donc le concept de "La Nouvelle pétanque" auprès de vos jeunes : vous serez surpris du résultat ! Devenez alors école de pétanque et de Nouvelle Pétanque...