Cantarutti-fev

 

L’été est là, il a mis beaucoup de temps à arriver. Les grandes vacances qui n’en ont plus que le nom depuis que feu la « très grande fuite d’été » pour les enfants et les adolescents se réduit d’année en année dans le but de préserver les « rythmes biologiques de l’enfant », m’ouais !!!

Quand j’avais 10 ans dans les années 60, 70, l’été était interminable au point de ne plus savoir écrire, ne plus savoir lire vers le 15 septembre mais nous étions reposés, nous  avions appris à nous ennuyer un peu, nous avions le temps de nous amuser, nous savions ce que représentait la notion temps. Encore vers 17, 18 ans, nous avions le temps de jouer aux boules, de parcourir les concours qu’ils soient vicinaux ou internationaux, de voir les copains, de pérégriner en somme. Nous allions, les pieds joints ou en faisant le pas de Marseille jusqu’à Millau en cherchant la victoire, au moins nous trouvions toujours le parc, pour le reste…. À l’époque les Masters n’existaient pas, les supra-nationaux non plus, la pétanque était absente du petit écran qui n’avait qu’une chaîne et était en blanc et noir. Le ou les temps ont changé. Aujourd’hui, c’est l’apologie de la vitesse, le temps ne nous donne plus le temps. L’information circule plus vite que la lumière, les images défilent belles au pas cadencé, les compétitions se succèdent, se bousculent quand elles ne se marchent pas dessus. Les connexions Internet (groupe de mots inconnus du grand public dans les années 70) permettent de multiples rencontres, d’avoir des milliers d’amis virtuels, de propager tout et n’importe quoi, d’isoler, de rassembler, de s’informer, de se cultiver, de se divertir, de s’amuser seul ou presque, de penser, de créer, d’organiser, de correspondre en direct, d’offrir des images en live, enfin de tout faire sauf la vaisselle, quoique…

Le temps exécrable nous a donné un printemps interminable et triste, seules les grenouilles se sont régalées. Cette saison florale qui n’a pas existé s’est terminée avec les premiers maillots tricolores distribués au cœur « longuiste » de Mouans-Sartoux à Vauvert, à la domination Midi-Pyrénéenne à Caen avec quelque accent belge et par le 14e maillot de l’époustouflant insatisfait Montluçonnais à Sassenage dans un merveilleux écrin montagneux.Béziers baignée de chaleur et d’amitié, surbookée de public passionné pour un énième couronnement des deux Philippe associés cette fois à Emmanuel. Toujours en terre biterroise, le bonheur des Tarn et Garonnais de Moissac, nous remerciait d’avoir mis en place le championnat Promotion et nous incite à l’améliorer. Les championnats nous ont régalés avec partout des vrais terrains autant au Provençal qu’à pétanque, avec du beau jeu, avec un grand public ceci grâce aux organisateurs et aux acteurs et si c’était un signe de bonne santé.

 Le soleil brille enfin, c’est le moment de prendre son temps, d’aller jouer aux boules quel que soit le concours. Ce temps estival, je vous le souhaite beau, actif ou farniente. Récupérez de l’énergie car à la rentrée, il faut aller chercher les jeunes et activer les écoles de pétanque.

 Les vacances et être en vacances, c’est n’avoir rien à faire et surtout avoir toute la journée pour le faire. Donc, prenez votre temps. Allez, je vais lire un bon polar et je reviens vers vous dès septembre  après avoir reçu les jeunes du monde entier à Montauban pour l’arc-en-ciel, juste huit jours après que Nevers ait reçu les jeunes français.

Bon été et faites travailler vos zygomatiques, c’est le meilleur moyen d’en profiter.

Alain Cantarutti

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