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La sonnette d'alarme retentit ...!!! Il devient urgent d'attirer les jeunes (Cher)

Pétanque : il devient urgent d'attirer des jeunes


 

Minot au 8 r?gional jeunes du Moulon - photo d'archives, avril 2011

Minot au 8ème Régional jeunes du Moulon - photo d'archives, avril 2011

En baisse depuis le début des années 2000, la population des pétanqueurs du Cher vieillit sérieusement. Si la discipline veut garder un avenir, elle devra recruter davantage de jeunes.

Tout le monde a un jour ou l'autre joué à la pétanque, sport populaire par excellence. En loisir, entre amis, en famille, les boules font un carton, à l'heure du digeo. Mais quand il s'agit de compétition, on se bouscule moins au portillon, comme le regrette le président du comité du Cher, Robert Guérin. « Dès que l'on parle de prendre une licence, on a l'impression de rebuter les gens… »

Un constat qui ne date pas d'hier, mais la situation s'est encore dégradée depuis une dizaine d'années. Le comité du Cher a vu près d'un tiers de ses licenciés se volatiliser dans la nature, même s'il résiste plutôt mieux à cette érosion depuis deux ans, en se maintenant au-dessus de la barre symbolique des deux mille licenciés.

Sont-ce les prémisses d'un renouveau ? En tout cas, en 2012, la pétanque du Cher a inversé la tendance, en regagnant à nouveau des licenciés, dix-neuf exactement.

C'est l'une des priorités de l'équipe dirigeante départementale : enrayer cette baisse, avant d'espérer retrouver son ancienne audience. « On veut déjà se battre pour ne pas diminuer encore. C'est une belle chose de ne pas perdre de licenciés », confie Robert Guérin, tout en soulignant que le nombre de pétanqueurs dans le Cher est « relativement stable depuis quatre ans ».

Notre département reste malgré tout une des places fortes de la pétanque régionale. « 2.036 licenciés (en 2012, ndlr), c'est un bon chiffre », assure Robert Guérin. « Il n'y a que le Loiret qui est au-dessus de nous. On reste le deuxième comité de la ligue. »

Autre aspect positif, le CD18 peut s'appuyer sur un assez dense maillage de clubs, avec pas moins de cinquante-et-une associations sportives, même si certaines peinent à vivre en ne comptant qu'une quinzaine de membres. Soye-en-Septaine venant de se mettre en sommeil, ils ne seront plus que cinquante en 2013, mais le Cher lâche peu de terrain.

« Même quand on avait 2.800 licenciés (en 2002, ndlr), il y avait à peu près le même nombre de clubs, à une ou deux exceptions près. On a rarement dépassé les 53 clubs… »

Là où ça se gâte pour la pétanque berrichonne, c'est quand on regarde de plus près la pyramide des âges de ses licenciés. Sa base est très fragile avec seulement 8,6 % de jeunes, alors que les vétérans représentent 34,2 % de l'effectif total. Certes, on peut jouer longtemps à la pétanque, mais il va devenir urgent de reconquérir du terrain chez les jeunes pour que ce sport ait toujours un avenir…

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