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Mondial de Pétanque: Les boules sont-elles un sport de haut niveau?

Le Français Dylan Rocher à Marseille, le 8 juillet 2013.

 

«Tu tires ou tu pointes?». Les clichés sur la pétanque sont nombreux dans l’inconscient collectif. A Marseille, capitale des championnats du monde de pétanque depuis 51 ans, pas de pastis, pas de bob Ricard (ni 51), mais un vrai et bel esprit de compétition comme le confirme Alain Cantarutti, le président de la Fédération Française de Pétanque et de jeu Provençal. «Il y a une grande différence entre l’animation, qui concerne 15 millions de pratiquants en France, et la vraie compétition qui compte 301 000 licenciés dans 6180 clubs».

 

Sport pourtant reconnu de haut niveau par le Ministère des Sports, la pétanque peine à trouver un réel écho national. «Je conseille aux sceptiques de prendre une licence et ils verront qu’ils sont dans un sport à part entière. Vous savez, vous n’avez pas le droit de fumer ou de boire sur les terrains, il y a un vrai règlement, de plus nous faisons régulièrement des contrôles anti-dopage et honnêtement sans une bonne préparation et un bon mental, on ne peut pas faire un bon tournoi», enchaîne un peu agacé Alain Cantarutti. «Je pense sincèrement qu’il faut surtout une sacrée endurance car un joueur de pétanque sur une journée fait plus de kilomètres qu’un footballeur durant tout un match», assure d’ailleurs le président de la Fédération.

 

«Il ne faut vraiment pas boire de pastis»

La coqueluche du tournoi, Dylan Rocher déjà double champion du monde à 21 ans, s’amuse lui, des clichés assimilés à son sport: «A la pétanque, si on veut faire un résultat il ne faut vraiment pas boire du pastis! Essayez de venir pendant deux jours et demi voire quatre ou six jours et je vous assure qu’au bout d’un moment vous allez commencer à fatiguer, surtout s’ il fait très chaud comme ici à Marseille».

 

Pour rester au top niveau, le Manceau n’a pas de secret si ce n’est de s’entretenir physiquement, sa base pour tenir la cadence effrénée des répétitions. «Je fais beaucoup de sports, j’en fais deux, trois fois par semaine (foot, tennis). Je m’entraîne mais pas trop, puisqu’on joue tous les week-ends donc on est rodé pour les compétitions. Le sport que je pratique en dehors de la pétanque m’aide pour la concentration, je peux éliminer le stress et quand j’arrive dans une compétition, je suis plus serein», explique Dylan Rocher.

 

Et quand le tournoi est retransmis sur France télévision, que certains matchs se déroulent devant des centaines de personnes, le jeune prodige gaucher ne faiblit pas. «Pour l’instant je gère bien cette pression mais si un jour j’ai un problème j’irai voir un sophrologue ou un psychologue». La dernière marche avant de se préparer totalement comme un sportif de très haut niveau.

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