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Pétanque : S.O.S ... "Trouver des honnêtes gens !"

Pétanque : S.O.S

La pétanque réunionnaise est dans le flou le plus complet. (Photo : JCF)

La pétanque réunionnaise se meurt sous nos yeux. Trop d’incapables, trop de mesquineries, elle part à vau-l’eau.

PÉTANQUE : Qui tient la barre ?

Le comité régional de pétanque est un bateau ivre, mais pas de joie. Nous vous contions, la semaine passée, les aventures du président, fraîchement élu, en métropole. Yannick Payet et quelques-uns de ses amis triés sur le volet étaient partis au Trophée des Villes pour approcher les organisateurs (la société d’événementiel Quaterback). Soit donc, sauf que le bon président n’avait pas pris soin de prévenir son monde, ni d’expliquer pourquoi ni comment cette délégation était légitime. Ce voyage, aux frais avancés par le comité, a déplumé la princesse qui se retrouve, de nouveau, nue comme un ver.

Sans se laisser démonter, Yannick Payet expliquait alors qu’en homme d’action, il se devait d’agir et de parer au plus pressé afin de préparer un avenir radieux et de placer la Réunion au centre du monde. Rien de moins. On verra plus tard pour le remboursement des sommes allouées pour ce périple d’agrément. Aujourd’hui, Yannick Payet affirme avoir fait rentrer "9200 euros de divers sponsors" dans les caisses vides, ainsi que 2520 euros au titre de la subvention CNDS. Ce dernier montant, attribué par le Ministère, a généralement une tout autre vocation, sportif logiquement, sans les frais de bouche, et local, mais on peut se tromper !

Le chevalier Bayard

Face à l’ire de ses co-disciplinaires, Yannick Payet se justifie en expliquant qu’il rembourse peu à peu, ce qu’il tente de faire actuellement selon ses plans, et qu’il effacera l’ardoise en temps et en heure. "Il semblerait que ce monsieur ait émis des chèques au nom du comité alors que c’est de son propre compte qu’il aurait dû les signer", estime le président de la Fédération Alain Cantarutti, un brin fâché d’avoir encore maille à partir avec ce comité lointain, très lointain dans son fonctionnement "exotique". Si à Paris on s’inquiète sérieusement (voir plus bas), ici, c’est la foire à l’empoigne.

Lundi soir, rue de la Digue à Saint-Denis, quelques membres du comité directeur attendent de pied ferme le président. Il ne viendra jamais. Entre-temps, le trésorier Ariste Mondon dindon de la farce depuis le début, effectue une sortie médiatique sur une émission télévisuelle (Kreol TV). Sa prestation, quoique confidentielle ne passe pas si inaperçue. Celui qui n’a jamais eu accès au chéquier, et encore moins aux comptes, endosse volontiers le costume trop grand du chevalier Bayard. Sans peur et sans reproche, il se pose d’un coup d’un seul en défenseur de la cause. Sauf, et oui il y a un sauf, que personne ne lui a rien demandé. L’accueil à la Maison des sports est plutôt froid, voire tendu. Les quelques âmes bien pensantes restantes, plus comme Ulysse Checkimanin de Bras-Panon qui vient de démissionner, veulent faire la lumière sur les affaires, mais ne doutent guère que des francs-tireurs tirent la couverture sur une ambulance au point mort. Cette réunion de crise n’aboutit qu’à alourdir le climat. Donc, on continue de creuser. Ça fait longtemps que l’on a atteint le vide, mais des fois qu’après les différents bides on y trouve cet intrépide capable de gouverner ?

Disparition ?

En attendant, Yannick Payet organise sa riposte. "J’ai pris un avocat, et sur ses conseils nous déciderons de la marche à suivre", dit-il se réservant le droit de démissionner "pour mieux défendre mes (ses) droits." Vous l’avez compris, sauve-qui-peut et pavillon en berne.

En attendant bis, on patiente beaucoup sans rien voir venir, les journées féminines et vétérans sont renvoyées aux calendes grecques, et les boulistes peuvent aller se faire cuire un œuf chez les Hellènes. L’AG obligatoire est, elle aussi, repoussée. Tout fout le camp, depuis trop longtemps. Ça se sait, mais les gros doigts devant la figure empêchent à tous de bouger le moindre arpion. Les présidents de clubs ne savent plus à quel saint se vouer. Rayonnante jadis, la pétanque réunionnaise pourrait disparaître des écrans radars. Si, c’est possible.

 


FFPJP : ALAIN CANTARUTTI

Joint hier midi, le président de la Fédération ne cache pas son désarroi face au comportement répété de ce comité ultramarin qui ne cesse de creuser sa tombe. Alain Cantarutti s’est emparé du dossier et demande que Yannick Payet en réponde devant la commission de discipline.

Alain Cantarutti, la pétanque réunionnaise est de nouveau au cœur d’un imbroglio. Suivez-vous ce dossier ?

"De très près bien sûr. C’est assez différent de la première fois (lorsque la Réunion a été exclue des différents championnats nationaux l’an passé), mais tout aussi désolant, voire plus. Là, nous pensons que quelqu’un utilise à des fins personnelles des financements du comité. Nous attendons d’en avoir la preuve formelle, cependant des pratiques inexplicables sont constatées. Il y a abus. La recette de certaines licences manque. Le comité de la Réunion se trouve de nouveau en difficultés graves.

Nos joueurs vont encore se trouver pénalisés ?

Cette possibilité a été émise normalement lors d’un comité directeur en novembre, mais notre souhait à tous est que nous évitions d’en arriver là. Les Réunionnais, les joueurs, n’ont pas mérité cela.

Que fera la Fédération envers Monsieur Yannick Payet ?

Il devra passer devant la commission de discipline de la Fédération afin de rendre des comptes. Il devra nous montrer sa bonne foi, documents à l’appui. Nous verrons si nous devons engager des poursuites.

Lui-même prépare sa riposte…

C’est son droit. Il se trompe. Il aurait été préférable qu’il se serve de son propre compte en banque au lieu de celui du comité lors de ce déplacement.

Pendant ce temps-là, les compétitions sont à l’arrêt, les calendriers ne sont pas mis en œuvre. Bref, la pétanque réunionnaise se meurt !

Malheureusement, nous constatons que les intérêts privés prennent le dessus. Il existe des gens honnêtes dans ce milieu à la Réunion. Il doit tout de même y avoir moyens d’en trouver capables de diriger ce comité."

S.C.

Stéphane Catherine

 

JIR

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