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L'ARNAQUE !!! (2ème épisode)

Suite de L'ARNAQUE !!! (1er Episode)... Puisqu’il fallait payer, il s’exécuta maladroitement. Tout d’abord, il tâta la poche gauche de son pantalon, puis, se ravisant il ouvrit la poche droite et en sortit une énorme liasse de billets de cent euros.football-565x250

Il paru réfléchir, se ravisa, les remit à leur place, dégrafa le bouton de la poche gauche de sa chemise, et après en avoir extrait une autre énorme liasse, en retira un billet froissé qu’il tendit à celui qui allait faire office de banquier. Il ne semblait pas très pressé car tout cela lui avait demandé un peu de temps et avait été fait avec lenteur. Si les spectateurs qui s’étaient rapprochés l’avaient, au début, regardé avec un peu de mépris et de défiance, en quelques secondes le regard de tous ne se portait plus que sur ses poches apparemment bourrées d’argent. La nouvelle s’était répandue  plus vite qu’une traînée de poudre et dix minutes plus tard ils étaient plus de cinquante à venir voir la partie ou plutôt ce « vieux » bourré de fric. Son adversaire était un très bon joueur, et lui vraisemblablement un joueur moyen qui voulait se faire plaisir. Il perdit la partie, mais la galerie avait compris, que son adversaire n’avait pas voulu l’assassiner pour pouvoir faire une revanche. Ils firent la revanche à quitte ou double .A nouveau il fouilla dans ses poches ; la poche gauche de ses pantalons  semblait contenir de trop gros billets, alors, il se ravisa et se rappelant que les billets de vingt euros étaient dans la chemise il en sortit un autre de la liasse. Il perdit encore,  de peu, et sans rancune, sans conscience que son adversaire n’avait pas trop forcé,  lui tendit la main et lui dit : « on s’est bien amusé, même si on n’a pas joué beaucoup ».a-dubourt-les-boules-de-petanque-bd.jpg

Entre temps, il y avait foule autour de la partie. Dans ce type de situation, tout comme les mouche sont attirées par le sucre, un personnage, un filou qui montait de grosses  parties  était arrivé, intéressé lui aussi par le « fric »  de ce papi, d’autant qu’il avait dit : « on n’a pas joué beaucoup ».

Sans tergiverser il lui demanda : « Vous seriez intéressé par une grosse partie ? Pourquoi pas, mais en triplette. Vous pouvez jouer combien…. une partie à mille euros tête? D’accord »

Rendez-vous fut pris pour le lendemain à seize heures au même endroit.

Il y avait bien entendu foule pour voir un pigeon bien gras se faire plumer dans une grosse partie. Il était venu avec deux partenaires, un de jeune, dans les vingt-cinq ans, et un autre qui avait la quarantaine. En face ses trois adversaires n’étaient pas du menu fretin, c’était à peu près ce qui se faisait de mieux dans le coin, trois redoutables compétiteurs que tous les spectateurs connaissaient, mais pas lui. Après quelques sommaires poignées de main et « bonjour et bonjour » on passa aux choses sérieuses : l’argent. Les trois nouveaux arrivants avaient chacun sa liasse de mille euros et la donnèrent au « banquier » qui compta. Le compte y était. Il demanda aux trois autres de bien vouloir sortir les billets. Le papi dit « c’est moi » , et dégrafant la poche gauche de son vieux pantalon il  retira ostensiblement ’une énorme liasse de 200 € pour en retirer l’appoint demandé. Commentaire d’un spectateur : « put..  , ce mec il des millions sur lui, c’est une banque ambulante ». Si tous étaient venus voir une grosse partie, tous sans exception ne pouvaient s’empêcher de fixer les poches de ce vieux.

Après avoir «fait  la pièce », la partie commença : d’un côté un vieux pourri de fric avec deux inconnus, de l’autre trois plumeurs de pigeons connus et confirmés. Le papi payeur forma son équipe : le jeune pointeur, le quadragénaire milieu et lui tireur. C’était une bonne équipe qui jouait bien, mais ils n’avaient pas la stature des trois autres; au point ça allait encore, mais le tir pêchait: ils poussaient plus ou moins bien jusqu’à trois boules sur quatre, mais les carreaux n’arrivaient jamais et ils manquaient souvent la boule importante. Le résultat était évident dès la troisième mène, tant c’était déséquilibré. Néanmoins, les trois plumeurs de pigeons, étaient certes meilleurs mais pas de phénomènes, et leur jeu montrait des faiblesses inhabituelles pour ceux qui les connaissaient. « Ils freinent les chevaux » dit un habitué « pour qu’il y ait une revanche, ce vieux a encore beaucoup de fric ». Effectivement, ils gagnèrent 13 à 8. Le vieux toujours poli, serra les mains, remit ses boules dans le sac et se prépara à quitter les terrains, sans que la perte de cette somme ne sembla l’affecter. Ses deux acolytes n’avaient jamais dit un mot, à croire qu’ils étaient muets ou que le payeur avait toujours raison.

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 Il était impensable que ce coquin de « banquier » et les trois autres margoulins ne laissent repartir ce vieux sans l’avoir encore délesté  d’une partie de la fortune qu’il avait sur lui. Ils l’incitèrent à faire la revanche, allant jusqu’à le retenir, arguant qu’il aurait pu gagner s’il n’avait pas manqué  au tir trois ou quatre mènes qui étaient pour lui, ils pouvaient gagner, etc, etc.

De guerre lasse, et devant l’évidence des arguments avancés par ses adversaires le papi accepta la revanche mais demanda un quart d’heur de repos et d’entraînement. Tous trois partirent dans le sous-bois jeter des boules...

Alors toujours l'eau à la bouche ...

La fin de l'histoire demain ...

 

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Lamezec 20/12/2014 09:11

C'est le Papy qui va plumer les plumeurs. Allez, je vous parie ... mon éternelle admiration. En tous cas, vous avez des donc de conteurs ! Bravo !