Les éducateurs diplômés D. Zima, J.-M. Fernandez, A. Magnin et L. Baudement. Photo Julien Dromas

Les éducateurs diplômés D. Zima, J.-M. Fernandez, A. Magnin et L. Baudement. Photo Julien Dromas

Chaque semaine, l’école de pétanque du Carreau de Marsannay-la-Côte accueille une vingtaine de jeunes. Un modèle dans une région où les boules occupent une place de choix.

Mercredi, 17 h 30 aux abords de la maison de Marsannay-la-Côte. À l’heure où de nombreux enfants terminent tranquillement leur goûter devant leur dessin animé préféré, une bande de gamins vêtus de rouge et noir s’affaire autour du boulodrome municipal, avec un objectif en tête : se préparer avant le coup d’envoi des championnats départementaux de pétanque par équipes ‘‘jeunes’’, qui débutent ce week-end en Côte-d’Or.

Plus de 2 000 licenciés en Côte-d’Or

Une compétition lors de laquelle les jeunes du Carreau de Marsannay entendent de nouveau briller cette année, eux qui ont terminé 4es des derniers championnats de France minimes en novembre dernier à Mont-sous-Vaudrey, dans le Jura. Autant dire qu’ils feront forcément partie des favoris pour le titre départemental cette année.

« En Bourgogne, on compte plus de 10 000 licenciés (dont 2 100 en Côte-d’Or, ndrl), ce qui fait de la pétanque la première discipline non olympique dans la région, devant le rugby. Et chaque année, notre ligue fait partie des trois meilleures de France au niveau des résultats, avec PACA et Rhône-Alpes », explique Jean-Michel Fernandez, qui préside le club du Carreau de Marsannay. Une association qui s’appuie aujourd’hui sur un vivier de 170 membres, dont une petite vingtaine forme l’école dont s’occupent Arnaud Magnin et Ludovic Baudement.

L’été, les jeunes de Marsannay s’entraînent dehors, sur le boulodrome municipal. L’hiver, les entraînements se déroulent à l’abri, à Fénay. Photo Julien Dromas

L’été, les jeunes de Marsannay s’entraînent dehors, sur le boulodrome municipal. L’hiver, les entraînements se déroulent à l’abri, à Fénay. Photo Julien Dromas

Des modèles nommés Fazzino, Rocher…

« Lorsque nous avons commencé à nous occuper des enfants, au début des années 1990, il n’y avait pas vraiment de structure pour les encadrer », confie Arnaud Magnin. « Au départ, nous avions mis en place une entente avec le club de Chenôve. Puis, il y a quatre ans, nous avons décidé de créer une véritable école de pétanque, en entente cette fois avec Fénay, Longvic, Fontaine-lès-Dijon et Saint-Apollinaire. Et il y a un an, nous avons obtenu le label trois étoiles, délivré par la FFPJP (Fédération française de pétanque et jeu provençal) et le ministère de la Jeunesse et des Sports, sachant qu’il existe six écoles labellisées dans le département. »

À l’heure où la plupart des ados rêvent de Messi, de Ronaldo, au Carreau de Marsannay, les bambins ont pour idoles Fazzino, Rocher. D’illustres inconnus pour le commun des mortels, mais de véritables virtuoses qui, comme les jeunes du club patara, ont débuté la pétanque très, très jeune. « On accueille les enfants dès l’âge de six ans, aussi bien des filles que des garçons. Au départ, ils veulent tous tirer. Personne n’aime pointer ! », poursuit Arnaud Magnin. « Mais à force de travail, à travers les ateliers que nous mettons en place chaque semaine à l’entraînement, chacun se spécialise et trouve le partenaire avec qui il est le plus performant en doublettes. Il ne faut pas se leurrer, ce qui attire les gosses ce sont avant tout les résultats. Lorsque vous faites partie d’une équipe et que vous participez à une compétition, l’objectif c’est de gagner. Et plus vous obtenez de bons résultats, plus vous avez envie de continuer à gravir les échelons. »

« Au bord des terrains, on entend beaucoup de joueurs dire que le niveau des jeunes était meilleur avant. Mais je n’en suis pas certain », enchaîne Jean-Michel Fernandez. « Pour s’en rendre compte, il suffit simplement de comparer les résultats des jeunes il y a trente ans et ceux obtenus aujourd’hui pour voir les progrès effectués en matière de formation. D’ailleurs, dès 12, 13 ans, certains joueurs sont aujourd’hui tout à fait capables de rivaliser avec les adultes en concours. »

Côte-d'Or

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