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QUELLE ÉVOLUTION POUR LA PÉTANQUE ?

QUELLE ÉVOLUTION POUR LA PÉTANQUE ?

 

Bonjour, chers lecteurs. Chose promise, chose due.
Essayons ensemble de redonner à notre sport, ses lettres de noblesse.
On assiste peu à peu à une dénaturation du jeu. Dans les grands concours, les organisateurs nous proposent des terrains je qualifierais d’artificiels. Ce sont des surfaces souvent très dures, ciment en boulodrome couvert ou goudron en extérieur sur lesquelles on déverse un mélange de sable et de graviers ronds, rendant ainsi la trajectoire des boules quelque peu aléatoire. Sur ces jeux, si le point est difficile à maitriser, le tir par contre y est grandement facilité, car il suffit de mettre droit et de tirer bas et fort pour réaliser un grand nombre de palets. En effet sur ce type de surface les boules dérapent et fusent avec force sur leurs objectifs.

 

6061389-9044406Qu’en est-t-il de ces magnifiques coups que les grands joueurs annonçaient et réussissaient souvent devant un public médusé. Jouer le but, rechercher un devant de boule, jouer une boule pour rentrer par deux sont des techniques pratiquement irréalisables sur de telles surfaces, qui nuisent à la beauté du jeu. Celui-ci devient parfois monotone et insipide. Quel dommage!
Ces réalisations demandaient tant d'adresse, de finesse, de sensation, de précision et de concentration qu'elles étaient l'apanage des joueurs d’exception.

Quel motivation pour un Georges Simoes de venir déposer tout en douceur sa boule auprès du but avec son incomparable talent, pour se la voir arracher un mètre devant par l'un de ces " bourrins du tir ".

Cette évolution du jeu a rendu le rôle des pointeurs assez ingrat et tout le monde cherche alors à frapper des boules. Or, beaucoup de ses pseudo tireurs de boules serait dans l'incapacité d’en attraper une sur un jeu naturel un tant soit peu exigeant.
J'ai été émerveillé à mes débuts par les prouesses effectuées par les joueurs qui s’entrainaient sur le site dit du " chalet " de la porte d'Auteuil au bois de Boulogne. Les anciens: Pédro Martinez, Mudjeredjan Charles dit " Tarzan ", Marcel Tchillan, Foyot et tant d'autres frappaient dans le mastic à une cadence de 9 sur 10. Les pointeurs contournaient les obstacles, se jouaient des dévers, portaient, roulaient et tournaient leurs boules. On assistait à un festival de jolis coups.

De nos jours, le spectacle peut devenir affligeant.
On peut voir des équipes attaquer à plusieurs reprises un mauvais point, situé quelquefois à plus d'un mètre du bouchon par peur de prendre des carreaux de l'adversaire. Les gestuels de ces tireurs de boules sont souvent médiocres. Leur lancer manque de courbure, de précision, il est tendu, tout en force et la boule touche le sol largement avant l'objectif. Où sont ces lancers magnifiques de Pierre Broca, de Roger Capeau, de Robert Lebeau, de Palazon et de bien d'autres qui alliaient esthétique et efficacité. On restait pantois d’admiration face à leur précision et à l’élégance de leurs envois.

 

 

L’une des conséquences fâcheuses de cette évolution du jeu est qu'on assiste à une disparition des grands pointeurs, chacun voulant prouver sa capacité à toucher des boules. Car, si le tir est souvent synonyme d'adresse de jeunesse et d'inlassables répétitions, le point est un art difficile à maitriser. Il réclame une bonne lecture du terrain, une coordination oculomotrice exceptionnelle et un bon toucher de boule pour pouvoir maitriser les effets.

 

Comme beaucoup d'entre nous, j'ai la nostalgie du beau jeu, pour autant ma passion reste entière et je voudrais avec vous me battre pour redonner à la pétanque toutes ses lettres de noblesse.
Je vous souhaite à tous une agréable lecture de cette publication.
 

 

RETROUVEZ LA PATTE ET LA GOUAILLE DE CETTE PUBLICATION

DANS L’OUVRAGE: " PÉTANQUE, QUAND TU NOUS TIENS!".
 

 

AVEC MES AMITIÉS SPORTIVES
 

 

FREDERIC  NACHIN

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